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L'aventure ici c'est celle des mots et du partage. Etes vous prets à embarquez pour cette merveilleuse aventure ? Alors suivez moi !

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Cùchalain, héros de l'Ulster (partie 4)

Avant un long week end consacré  à un rallye et surtout à son organisation, je vous livre  la derniere partie de la saga de notre héros de l'Ulster. C'est un peu long mais évidemment passionnant !


LA GESTE LAMENTABLE DE CONNLACH, FILS DE CUCHULAIN

    La vie de Cùchulain ne fut pas marquée que d'exploits, mais aussi d'évènements pénibles. L'un d'eux survint du fait du propre fils de Cùchulain, Connlach. Cette version est une traduction de la plus vieille version gaélique.

    « Quant à la femme que Cùchulain avait laissée dans les pays de l'Est, elle lui donna un fils puissant et formidable, auquel on attribua le nom de Connlach. Il y fut élevé jusqu'à ce qu'il pût parler, et, dès ce moment, il surpassa tous les jeunes garçons, ses aînés. Il savait tout ce sa mère avait pu lui enseigner sur les règles et les gestes de la chevalerie. Tout ce qu'il voyait faire autour de lui, il le pratiquait au mieux, à une seule exception, le lancer de la grenade acérée, gat builge.
    Un jour, Connlach dit à sa mère :
    - Ma mère, je voudrais bien savoir qui est mon père, car je crois bien que tu es ma mère...
    - Je te le dirai, répondit Aiofe : Cùchulain, fils de Sualtam, de l'île d'Irlande, c'est lui qui est ton père.
    - Est-il roi du monde ? dit Connlach.
    - Bien sûr que non, reprit la mère, il n'est même pas gouverneur de province, mais c'est un preux, un vaillant soldat.
    - Je regrette bien qu'un tel homme m'ait engendré, un homme qui n'est point le roi du monde, car roi de ce monde, je le serai, moi !
    - Mon fils, ajouta Aiofe, voici un anneau que ton père m'a laissé. Il m'a recommandé de te le donner dès que tu aurais le doigt du milieu assez gros pour le porter, et de te laisser partir en Irlande.
    Ces paroles échangées, elle lui bailla l'anneau, et l'anneau se trouva rempli par la grosseur du doigt. Alors, sa mère lui révéla ses engagements sacrés de chevalier (geasa).
    - Mon fils, va donc en Irlande, en quête de ton père.
    - Montre-moi toi-même le chemin d'Irlande.
    Et la mère lui montra le chemin.
    Quant au fils, l'histoire ne raconte plus rien de ses aventures avant son arrivée dans un port d'Écosse. Là, il y avait deux gros piliers de pierre qui, dans un fiord, étaient placés à grande distance l'un de l'autre ; ces piliers étaient sous la surveillance d'un soldat gigantesque, qui exigeait le péage de tous ceux qui traversaient la rade pour gagner le grand manoir, haut dressé au-dessus du port. Connlach dit au garde qu'il venait du monde de l'Est.
    - Il faut payer, lui ordonna le soldat, sans quoi tu laisseras ici tes os.
    - Si jamais homme au monde doit passer sans payer, dit Connlach, c'est moi.
    - Comment t'appelles-tu ? fit le soldat géant.
    - Je ne te le dirai pas. Et toi, géant, comment t'appelles-tu ?
    - Je m'appelle Morgan.
    - Je jure par tous les dieux, rétorqua le jouvenceau, que ce n'est point là nom de noblesse ! Tout le monde accourt pour voir le combat, et, après maintes belles passes d'armes, Morgan tombe sous les coups de Connlach.
    Le bateau quitte l'Écosse et arrive dans un port d'Ulster. Les hommes d'Ulster étaient réunis dans la Dail, c'est-à-dire l'assemblée des notables.
    Aussitôt que Connlach voit les gens réunis en leur parlement (Oireachtas), il prend un rocher énorme, court sur la colline de l'assemblée, tout près des hommes d'Ulster. Les hommes d'Ulster étaient réunis dans la Dail. Quand bien même tous les hommes d'Ulster se réuniraient contre lui, il tiendrait bon contre eux tous tant que ce rocher resterait en terre, ferme et droit.  Puis, il commença ses jeux de bravoure et d'adresse. Bientôt le roi les remarque et s'approche.  Un des chevaliers du roi Conchobar, nommé Bricné Mac Cairbre, demande à savoir le nom du jeune homme. Celui-ci répond:
    - Je ne dirai mon nom ni à vous ni à personne au monde.
    - Quitte donc la colline des seigneurs, car, en Ulster, il est défendu de se livrer aux jeux pendant que siège l'Assemblée.
    - Je ne partirai pas, mes vœux de chevalier me le défendent, avant que l'Assemblée elle-même ait fini de tenir ses séances.
    Le chevalier s'en va vers l'Assemblée. Peu après, il revient avec ses armes.
    - C'est une insulte à notre Assemblée qu'un jeune homme, dont nous ne savons même pas le nom, vienne ici nous défier. A moins que tu ne me dises ton nom, les hommes d'Ulster ne me pardonneront pas de revenir vers eux sans que je t'aie pris la vie.  Dis donc ton nom, ô jeune homme !
    - Je ne dirai pas mon nom, car mes vœux de chevalier me le défendent.
    - Alors tu te battras en duel avec moi.
    Ils se battent. Connlach ne tue pas Bricné, mais il le secoue en tous sens de façon à le rendre ridicule. A la fin, d'un seul coup d'épée, il lui coupe sa ceinture et fait tomber ses braies jusque sur ses talons. Bricné ouvre les yeux tout grands et s'écrie :
    - De grâce, ne rends pas ainsi ridicule le meilleur serviteur du roi d'Ulster et son meilleur messager !
    Connlach l'épargne. Enfin arrive Conall Ceamach, le meilleur soldat de tout l'Ulster après Cùchulain.  Le jouvenceau le terrasse et le ligote pour le tourner en ridicule. Enfin l'Assemblée, par égard pour la loi d'Ulster, ayant essayé de savoir le nom du jouvenceau, sans obtenir d'autre réponse, sinon que son honneur lui défendait de se faire connaître, résolut de faire venir Cùchulain, lui-même, fils de Sualtam, pour qu'il fasse dire à l'étranger son nom ou qu'il le force à se battre avec lui.
    En ce moment, Cùchulain était à Dun Dealgan, le Dundalk d'aujourd'hui, au milieu des nobles et des princes. Bricné Mac Cairbre lui dit qu'un seul jouvenceau venait de vaincre et de ligoter tous les héros de l'Ulster.  Cùchulain quitte aussitôt les nobles, dit adieu à sa femme, Eimer, part pour la plage de Turenn, en Ulster.
    Après avoir en vain essayé de savoir le nom du jouvenceau, il croise le fer avec lui. Le jeune homme tombe frappé au ventre par le gat builge.  En mourant, il jette un long regard sur son père qui, de son côté, s'étonne de l'admiration qu'il ressent pour l'héroïsme de ce jouvenceau.
    - Tu es d'Ulster ! dit Cùchulain.
    - Oui, d'après ma mère, je suis bon Ulstérien.
    - On a eu bien tort de le tuer, s'il est natif d'Ulster, dit Conall Ceamach.
    - Ton nom ! dit Cùchulain.
    Connlach saigne à en mourir.
    - Je m'appelle Connlach, fils de Cùchulain, dit le jouvenceau. Mon cher père, voici ton épée, je te la rends. Père, je suis ton fils. Je meurs : aide-moi à me lever pour que je retombe face contre terre, de peur que les hommes d'Ulster ne disent que je suis tombé en fuyant...
    - Je vais t'aider, car c'est là parler en soldat.
    Se ravisant, il semble le soupçonner d'être quelqu'un d'autre, car il lui demande encore son nom. Cette fois, Connlach lui montre l'anneau. Cùchulain s'étonne que son fils n'ait pas compris la manœuvre du gat builge. Alors Cùchulain maudit la mère, qui n'a pas montré à son fils comment esquiver la grenade meurtrière, de manière à le rendre invincible, même s'il se mesurait avec Cùchulain.

    Cùchulain :
        Ta mère que j'aimai je la maudis dans mes larmes
        Elle faillit au devoir - ton combat me l'a dit -
        De t'apprendre à parer la plus perfide des armes.
        Par sa faute tu meurs et Cùchulain se maudit.

    Connlach :
        Je péris par ma mère, elle que j'aimais jadis,
        Et qui m'imposa vœux sournoisement dangereux
        En m'envoyant, langue liée, à toi ! Je maudis
        Celle qui te força, père, à ce crime odieux.

    Cùchulain :
        0 mon fils, meurs en paix, Connlach, mon égal en force,
        En chevaleresques élans d'héroïque valeur :
        C'est un malheur de plus qu’elle ne soit là, l'âme torse,
        Pour se repaître de ta mort et de ma douleur.

    Le fils meurt. On l'enterre, et ses funérailles ont lieu selon les vieux rites gaéliques. Des pleureuses viennent exprès se lamenter sur lui. On lui érige un monument. Cùchulain s'en retourne à Dun Dealgan. Il reste triste et silencieux.
    - Cher époux, dit Eimer en l'accueillant, que tu as l'air sombre !
    - Eimer, dit-il, j'ai fait une chose qui me fend le cœur : j'ai tué mon propre fils, Connlach, je ne puis désormais porter l'épée.
    Tel est la geste lamentable de Connlach, fils de Cùchulain. Priez, cher lecteur, pour Seoirse Mac Inerchneadh, le copiste. »

    Le plus tragique évènement de la saga de Cùchulain est évidemment sa mort. Celle-ci survint lors d'une nouvelle guerre entre l'Ulster et le Connacht. 
    Cùchulain était invincible au combat dans des circonstances normales, cependant il n'était pas invulnérable. Il était important pour les Celtes que leurs chefs soient des héros et néanmoins des humains. Cùchulain finit donc par mourir, mais vaincu par des puissances surnaturelles contre lesquelles il ne pouvait lutter.
De nouveau, la reine Medb de Connacht s'attaqua à Cùchulain, cette fois avec l'aide de sorciers spécialement préparés.  La veille de la bataille, le héros passa près des sorciers alors qu'ils étaient en train de faire rôtir un chien. Obéissant à son geis, il s'arrêta près du foyer pour goûter la nourriture et dut, malgré l'interdiction qui lui en avait été faite, manger du chien. Ses pouvoirs s'en trouvèrent immédiatement affaiblis, et au cours du combat qui suivit, connu sous le nom de Grand Carnage de Mag Muirthemni, il reçut une blessure profonde.
    En outre, Cùchulain fut une fois encore victime de son destin. En se lavant dans la rivière, il tua une loutre qui buvait l'eau teintée de son sang. Se souvenant qu'il lui avait été  prophétisé que sa première et dernière action serait de tuer un chien (le chien de Culann et la loutre, aussi appelée chien d'eau), il comprit que sa dernière heure était arrivée. 
    Agonisant, Cùchulain s'attacha alors à un pilier en pierre pour mourir au combat, debout face à ses ennemis. Il fut finalement mortellement blessé par une lance projettée par son ennemi, Lugaid.
    Seul Lugaid osa l'approcher quand une corneille (trois corneilles dans certaines versions) vint se percher sur son épaule, signifiant sa mort. La tête du héros fut enterrée, dit-on, sous un tumulus à Tara, le site sacré de l'Irlande.

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C
salut tres belle histoire mais quel sont les interdiction de cuchulain
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T
J'avoue en avoir aucune idée. Je me penche sur la question trés bientôt.
Z
Trés chouette saga ! Même les plis grands héros meurent un jour.
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T
Ils restent malgré tout immortel par les faits qu'ils ont accomplis
F
Et bien en voilà une histoire qui se termine tragiquement!Bon weekend de rallye, j'espère que le soleil montrera le bout du nezBisousFlo
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T
Voila, je viens de rentrer avec un marteau piqueur dans la tête, une gorge en feu mais avec la satisfaction du travail accompli.Je te fais de gros gros bibi mon amie