L'aventure ici c'est celle des mots et du partage. Etes vous prets à embarquez pour cette merveilleuse aventure ? Alors suivez moi !
La navigation offre toujours son lot de surprises mais reste évidemment un art qui demande beaucoup de volonté.
Pour aller à un endroit, il ne faut pas regarder là où nous mettons les pieds mais bien là où nous voulons les mettre.
Bien entendu, les choses se compliquent en mer. Pas de points de repère, simplement la mer qui vous entoure.
C'est alors qu'il faut imaginer un point imaginaire un peu au dessus de l'horizon et essayer de l'atteindre. Si ce n'est le jour même, ce sera le lendemain.
Bien plus délicat lorsque les vents contraires vous pousse loin de votre objectif, je ne vous apprends rien.
Tout cela, c'est bien joli mais il ne faut cependant pas non plus regarder trop loin, au risque de s'échouer sur un écueil tout proche. Une nouvelle fois, c'est un subtil équilibre qu'il faut établir.
Je crois finalement que la règle est parfois simple : en avant mais pas trop loin, quelques coups d'oeil en arrière mais pas trop, avancer coûte que coûte en se ménageant quelques escales.
Ce qui nous paralyse parfois dans cette envie d'avancer, c'est la prise de risques que cette idée d'avancement engendre. Comment tirer le fruit des précédents voyages sont pour autant qu'ils nous paralysent ? Je crois, qu'il n'y a pas de recettes idéales en ce domaine. De courage, personne n'en manque. Il faut essayer et tant pis si on fracasse (une unième fois) notre navire contre les récifs. Un navire se reconstruit, plus fort, plus résistant qu' auparavant.
Chaque voyage est différent malgré parfois des similitudes troublantes. Oui, nous naviguons sans connaître la destination mais l'important n'est pas le but mais bien le voyage en lui même et sentir la satisfaction de l'avoir tenté malgré les risques et nos doutes.
Le bonheur de naviguer en paix est à ce prix. Il faut accepter de prendre (encore fois) les risques.
Aujourd'hui, je suis fier de l'avoir fait. D'avoir hisser les voiles en voguant sur un vent que j'avais fini par craindre, détester.
Je suis fier d'avoir eu le courage d'avancer malgré les nombreuses inconnues, malgré les doutes, malgré les questions.
Si la destination n'est pas celle que j'ai choisie, tant pis. J'aurais essayer avec tout mon coeur, mon expérience et mon envie. C'était le premier pas, le plus dur et je l'ai fait.
TreiZe
Capitaine du « conquérant de l'impossible »
En ce jour du 9 Avril de l'an de grâce 2008