Remerciements

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Vos impressions &petits mots..


Mercredi 7 mai 2008

Au gré de mes pérégrinations, j'apprends chaque fois de nouveau.


Apprendre est peut être le maître mot de mes voyages. La connaissance est un bon vent et la mer suffisamment vaste et profonde pour que je ne puisse pas en faire le tour en une vie.


Dernière découverte en date : la définition du verbe « dispersion ». Un verbe bien négatif lorsque nous y regardons de plus près.


Se disperser offre des conséquences bien néfastes à la navigation L'expression « perdre le nord » prends alors toute sa substance. La vie est fait certes de nombreuses tempêtes, de vents changeants et détournant mais il faut fixer des priorités à notre navigation.


« A trop vouloir en faire, nous finissons par ne rien faire ». Voilà ce que j'ai constaté dernièrement sur un autre navire que le mien. Bilan : abandon des multiples projets et navigation plus que relative.


La dispersion, à mon sens, n'est possible que si d'une, nous sommes vraiment capable de tout faire comme nous le souhaitons (c'est à dire, maîtriser les impondérables, la fatigue, le stress et le facteur temps) et ensuite si nous acceptons l'aide d'autres navigateurs.

Ce disperser et, en plus, vouloir mener seul la barque, sans aide et nous arrivons vite à une situation, qui si elle ne devient pas systématiquement dramatique, entraînera de fâcheuses conséquences.


Les conséquences ? Abandon des projets de navigation, incompréhension de l'entourage, perte de motivation pour affronter les prochaines tempêtes.

Avouons que cette prise de risques qu'est la dispersion offre des perspectives peu réjouissantes pour n'importe quel marin.



Tout doit se faire dans une juste mesure. Parfois ne rien faire est une bonne solution. Laisser le navire dérivé quelques temps puis en reprendre la barre peut être envisagé comme une solution bénéfique. Jouer de la barre sans arrêt et vous donnerez le mal de mer à votre équipage. C'est même cela la pire des dérives.

Il faut passer par l'acceptation que nous ne maîtrisons pas tous les éléments (encore heureux que nous nous commandons pas aux vents) et que d'autres navires sont aussi là, pour nous prêter main forte.


Bien sur, mener de fronts des tonnes de chasses aux trésors est exaltant mais le résultat final est souvent plus proche du zéro et les écueils rarement loin.

Les solutions sont simples : prendre les choses une à une et les faire bien. On ne répare pas un gouvernail en même temps que l'on redresse un mât. Chaque chose en son temps, suivant ses capacités et ses envies. Fixer, tout simplement, des priorités.


Je me suis aussi parfois disperser de cette façon en mer mais j'ai retenu la leçon depuis quelques temps déjà. Ce n'est pas pour autant que j'acceptes de subir les conséquences de la dispersion d'autrui.

La route est longue et bien quelque progrés aient été fait, j'ai encore du travail à faire sur mon navire.



Journal de bord de TreiZe
Capitaine du « conquérant de l'impossible »

par TreiZe publié dans : Journal de bord d'un marin ordinaire communauté : Poésie française
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