Remerciements

  Ce blog ne serait pas du tout le même sans l'aide aussi précieuse que sympathique de Maja, Flo-Avril et Francky.

Vos impressions &petits mots..


Samedi 15 septembre 2007




















Les bataillons sont en rangs serrés.

Viens d'abord les archers, ensuite l'infanterie et enfin les cavaliers.

Ils sont tous boucliers contre boucliers.

Un léger vent agite doucement les oriflammes, comme un défi qui s'agite sous le nez de l'ennemi.

Le soleil se lève dans l'Est lointain, annonçant une journée rouge sang.

 



Tout est calme, hommes et bêtes sont silencieux,

Attendant l'ordre de combattre, priant dans leur âme, la mort aujourd'hui, de les oublier.

Tout est calme, et moi, au milieu, je tremble de peur.

Car je sais que dans une heure ou deux,

Je rejoindrais les mondes de mes aïeux.

 

 

Je tremble d'excitation, prêt à en découdre avec nos ennemis.

Les démons sont terrés dans cette ville qui était notre cité.

Nous avons priés Lug toute la nuit.

Nos druides vont aussi batailler de leur coté.

Et moi, au milieu de tout cela, je tremble d'effroi.

 

 

J'entends enfin le son d'un carynx unique.

Ce son gèle mes pauvres os qui seront bientôt poussière.

J'ai peur de ne jamais revoir la femme que j'ai laissé,

J'ai peur de ne jamais vivre cette vie paisible que je m'étais destiné,

J'ai peur de périr en vrai.

Le carynx se plaint de nouveau, l'heure a sonnée...

 

 

L'assaut des démons est brutal, sanglant, sans pitié

Et je ne suis pas moins comme eux.

Je taillade les membres de mon épée, enfonce ma lance sans remords.

Je frappe de taille et d'estoc, je frappe sans compter,

Je tue ses démons, je frappe sans me détourner.

Je frappe comme un damné, pourfendant les cranes

Plantant mon épée dans les coeurs.

Je hurle ma furie, je hurle mes fureurs.

 

 

Et puis, je sent une douleur aigu montée dans mon dos,

Je sent le sang couler

Je sent, je sent la vie me quitter

Voila, tout est terminé.

La mort vient de m'embrasser.

 

 

Jamais plus, mon amour, je t'embrasserais.

Je suis mort loin de toi, loin de tes bras.

J'ai combattu dans une guerre qui n'était pas mienne,

Et la grande faucheuse m'attendait dans ce champ et elle m'emporte loin de toi.

Je suis mort au combat et je n'y trouve nul honneur.

Je n'y vois qu'un sinistre trépas, au service d'un fou ou d'un roi

Où peut être les deux à la fois.

Mais qu'importe, la guerre m'a rendu mort et toi veuve.

Séparés nous sommes désormais, par les gouffres insondables de la vie et du temps.

par TreiZe publié dans : Poémes épiques communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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