
Comme le dormeur rêve du serpent qui s'approche,
Il sent que la fin est proche.
Les vents du changement arrivent sur les ailes du temps.
Il connaît cette histoire, il l'a vécu mille fois.
L'orage gronde en lui,
Son coeur soulève des vagues en furies.
Il affûte son épée, endosse sa côte de mailles dorée.
Son esprit est aux aguets,
Sensible au moindre grain tombant dans le sablier éternel.
Il ne peut prédire d'où viendra l'assaut final.
C'est alors qu'arrive une fée, nimbée d'une aura argentée
Voilà donc le grossier piège.
La fée, elle se contente de le regarder, intriguée
Les questions le submergent comme un torrent dévalant la vallée.
Es ce donc le dernièr piège ?
Celui dans lequel, il devra succomber, souffrir mille morts et enfin renaître ?
La fée, elle, reste dubitative. Mais que veux donc ce guerrier ?
Par sa magie, elle s'ouvre le chemin de son esprit.
Elle comprends tout et pleure car son coeur est empathie.
Le guerrier s'est fourvoyé, trompé par la sorcière des fonds de la noire forêt.
La fée s'ouvre plus profondément à la toile de la magie.
Elle tente, elle tente désespérément de le sauver.
Elle finit par s'effondrer, ivre de fatigue.
Il ouvre enfin son coeur,
Et lui, l'homme égaré, ne cesse dès lors, de pleurer.
Il a ressenti la magie de la fée au tréfonds de son âme
Elle a ébranlée les voiles noirs de l'obstination, de la peur.
Mais il pense hélas, cent fois hélas, que la pauvre fée est condamnée.
Les larmes du guerrier tombe comme une nuée de printemps sur la fée.
Elle s'éveille alors, et cherche la lumière comme un tournesol.
Ils discutèrent longuement.
Des journées et nuits entières
La fée expliqua, que seul, un heureux hasard est à l'origine de leur rencontre.
Le guerrier compris qu'elle devait retourner vers les siens
Mais sachez, braves gens, que jamais, plus jamais
Son coeur fût voilé, son âme aveuglé et il devint sage parmi les sages
Sa rencontre, il la gardera longuement secrète et nul ne sait ce qui advint de la fée qui le sauva.


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